PHOTOGRAPHIE // Tim Richmond : En quête d’une Amérique rêvée

Tim Richmond est un photographe anglais né en 1959 connu pour son approche documentaire, que l’on reconnait chez de nombreux photographes émergents. Si l’on a souhaité présenter son travail aujourd’hui, c’est pour mieux montrer la résonance dans la photographie sociétale actuelle. Sur la route de l’Amérique à la Stephen Shore, Joel Meyerowitz ou William Eggleston pour ne citer qu’eux, Tim Richmond pourrait lui-même avoir inspiré les nouveaux : Lorena Lohr, Théo Gosselin ou encore Alexis Pazoumian.

 

Du film à l’image

Son intérêt pour le médium lui vient paradoxalement du cinéma, dès le début des années 1970, habité par le traitement de l’image et la narration de réalisateurs tels que Terrence Malick, Michael Cimino et Vilmos Zsigmond. Depuis ses études au London College of Printing au débuts des années 1980, il développe une œuvre à la lourde charge iconographique, teintée de mélancolie et d’un certain lyrisme. En grand voyageur, il incite le ‘regardeur’ à explorer les instants qu’il capture, à inventer leur propre récit, à imaginer une autre fin possible aux sujets et paysages représentés.

 

Beauté cachée

Chronique de l’Amérique contemporaine, la série « The Last Best Hiding Place » est le fruit de sept années d’investigation et d’observation des régions de l’Ouest du continent, rythmées par les rencontres humaines et visuelles. De 2007 à 2014, Tim Richmond a produit ces clichés où hommes, femmes, paysages correspondent, renvoyant à une semblable sensation d’isolement et de tristesse. Le photographe cherche ainsi à nous révéler une dimension cachée, le revers d’un rêve américain qui se glisserait partout et nulle part, telle l’empreinte d’un temps révolu.

 

 

Vous pouvez retrouvez l’édition spéciale du recueil «The Last Best Hiding Place» ici.

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About The Author: Aphélandra Siassia