TAFMAG À BIARRITZ // Les Madames de caractère de l’illustratrice Johanna Olk

Elle a fait l’objet du Dessin du Lundi spécial Biarritz ! Johanna Olk a fait son petit bout de chemin depuis sa Bretagne natale. Après s’être dirigée vers l’illustration, elle s’est lancée dans le tatouage depuis Guéthary où elle vit maintenant. C’est là qu’elle réalise dessins, peintures et flash, toujours en noir, gris et blanc, avec un geste rond, féminin et rassurant. On s’est rendues chez la jeune illustratrice, grande artiste montante des réseaux sociaux, pour lui poser quelques questions.

 

Comment t’es tu lancée dans le tatouage ?

Au début, j’ai commencé à peindre des toiles, c’était pour moi, pour le plaisir. Et en les postant sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens m’ont sollicité. Les tatouages, c’étaient un hobby ; je tatouais mes amis et comme je postais le résultat sur Instagram, j’ai aussi commencé à avoir des demandes. Très rapidement je me suis faite plus connaître pour mes tatouages et mes dessins au trait alors que mes peintures, c’est la base de mon travail.

Cette peinture que vous voyez, c’est la dernière que j’ai. J’ai vendu toutes les autres ! Et là j’ai commencé à en refaire pour des expos qui auront lieu à Hossegor, Biarritz, Nantes et Paris avant Noël.

 

Tout ensemble, la peinture, le dessin, le tatouage, c’est une nécessité pour toi ?

Je suis très timide. Quand je passe une semaine ou deux à tatouer, je rencontre cinq, six personnes par jour. Et mes dessins, c’est personnel. Je dessine parce que je ressens quelque chose. Il y en a qui sont bons pour mettre ce qu’ils ressentent à l’écrit, d’autres pour composer et mettre le tout en musique. Moi, quand ça va ou quand ça ne va pas, je dessine.

Je n’arrive pas à mettre des mots sur ce que je ressens. C’est trop frontal. Je n’arriverai pas à dire par exemple : « Je ne vais pas bien aujourd’hui », c’est trop brutal, trop facile à lire. Je préfère exprimer ce que je ressens avec ces Mesdames.

 

Qu’est-ce qui transparait de ces Dames à ton sens ?

Quand je poste un dessin sur Instagram, les gens qui me connaissent vraiment bien décèlent immédiatement dans quel état je suis. Ça veut dire qu’il y a des émotions qui transpirent de ces images. Ces Dames ont des expressions neutres parce que je n’exprime pas forcement mes sentiments. Mais  derrière cette façade, une forte émotion se dégage.

Ces femmes, c’est toi ?

Mes amis trouvent qu’elles me ressemblent. Je ne trouve pas tellement. Mais peut être qu’il y a quelque chose de moi dans ces femmes. Quelque chose de mon enfance, de mes influences en Bretagne.

 

 

Tu as des maîtres penseurs dans l’art ?

J’ai découvert Picasso à 6 ans, j’ai adoré. J’aime beaucoup Klee et le Pop Art avec Warhol. J’aime beaucoup le graphisme du Bauhaus ; la typographie en noir et blanc. Des choses très simples.

Et dans la vie de tous les jours, où puises-tu tes inspirations ?

De mes histoires, mes histoires de famille, mes histoires de cœur. Beaucoup de mes histoires de cœur en fait !

 

Les réseaux sociaux se sont emballés à la découverte de ton travail. Qu’est-ce que ça t’évoque, cet engouement ?

C’est qui est marrant, c’est que quelque chose que j’ai fait pour moi, qui a été un exutoire personnel, parle a autant d’autres gens. J’ai toujours dessiné que pour moi. Il se trouve que j’ai posté mes dessins sur les réseaux sociaux et que les gens ont aimé ! J’ai pas encore tout compris de comment ça marchait.

 

Olk est un pseudonyme. D’où vient-il ?

Olk, c’est la dualité entre Ok et Ko.

 

Suivez les actualités de Johanna Olk sur Instagram : @johanna.olk

About The Author: Pauline Guillonneau

Après avoir travaillé en télé, en radio et en presse écrite à Paris, Londres et Sydney, j'ai finalement opté pour la presse web dans cette bonne vieille capitale française en créant TAFMAG.