TAFMAG À BIARRITZ // Collectif Stand’art : de l’importance de fêter Biarritz

Le rendez-vous avec la Stand’art est pris au Classique, le bar à vins du collectif dans le centre de Biarritz. On a rencontré deux des membres fondateurs du collectif, Tim et Mathieu, pour en savoir plus sur leur « utopie en paix fabriquée en énergie véritable. »

 

De quel(s) besoin(s) est né le collectif ?

Ça s’est fait petit à petit. C’est un rassemblement entre amis à la base. C’était pour l’anniversaire de Damien, on s’est dit « tiens, on va inviter tout le monde ». C’est un rassemblement qui s’est agrandi. Puis il y a d’autres projets qui sont venus se greffer petit à petit.

Vous aviez ressenti un manque sur la scène musicale de Biarritz, pour faire vos propres soirées ?

À Biarritz, il n’y avait pas un endroit pour écouter de la musique qui nous correspondait. Je ne dirai pas qu’il y a de la bonne musique et de la mauvaise musique mais il y a des préférences.

Là-bas, en bas de l’Avenue Gambetta, y’avait David Guetta, par là-bas, direction Grande Plage, c’était Rihanna. Et là, au pire il y avait les Rolling Stones. Au mieux plutôt, il y avait les Rolling Stones !
Ici [au Classique, ndlr], on a un choix musical qui est sélectionné et réfléchi.

Biarritz en un style musical, c’est quoi ?

[Blanc] C’est impossible.

En plusieurs alors ?

De tout. Bon sauf Rihanna. Au Classique par exemple, on peut commencer sur du Clapton, on peut partir sur du soul jazz, un peu d’Ali Farka Touré, puis du jazz avec Miles Davis.
Notre musique, elle va t’accompagner. C’est pas un fond sonore, c’est un parti pris.

Et comment est venue l’idée de faire un bar à vin avec Le Classique. Un besoin de pérenniser la Stand’art entre quatre murs ?

Ça aussi, ça c’est fait… Ça c’est fait tout seul. On a chopé un lieu, on a ouvert les fenêtres et on a mis des enceintes.

Est-ce que c’est dur, financièrement parlant, de connaître tous vos clients ? Vous offrez tout le temps verres de vin et Caïpirinha à ce rythme !

[Chuchotements] Donc moi, je connais tous mes clients mais je connais aucun nom. Genre vous, vous m’avez dit vos prénoms, je m’en rappelle pas ! Mais ce qui compte c’est le ressenti, pas les prénoms.
Ici, tu viens parce que tu connais. C’est pour ça qu’on a mis l’enseigne en petit.

Quel est l’essence du message que vous désirez faire passer à vos invités ?

« C’est possible ». Et « faisons-le ensemble ». Là on travaille sur un projet, le nom c’est Fac Et Spera. En latin, « Fais et espère ». On arrive, on fait et ça se passe super bien !

Et on espère quoi ?

On espère rien ! Si, la seule chose, c’est qu’on espère ne pas être déçus.

© Stand’art

La partie ‘art’ dans votre collectif, elle ressemble à quoi ?

Quand on fait une soirée, c’est un projet commun, nous, la Stand’art plus nos invités.
C’est un rassemblement social, et par ça, c’est artistique. Artistique ça ne veut pas dire une soirée avec des tableaux aux murs. Pour nous, l’art est aussi social ; c’est l’art d’être ensemble.

« Il est tard pour longtemps, demain n’existe pas » écrivez-vous sur votre site. Stand’art, c’est le présent ?

C’est nous qui avons écrit ça ?! [rires]. Ah c’est un autre Mathieu. L’écrivain Mathieu Terence.
Ça veut dire qu’il n’y a pas de lendemain. Il y a que du maintenant. On vit le truc. On fait, et on espère !

 

Prochain événement de la Stand’art, le 01.09 au Blue Cargo à Biarritz, en soutien à l’association Keep A Breast. Suivez les actualités du collectif sur leur page Facebook 

 

Pauline Guillonneau
Photos : Aurore Lucas

About The Author: Pauline Guillonneau

Après avoir travaillé en télé, en radio et en presse écrite à Paris, Londres et Sydney, j'ai finalement opté pour la presse web dans cette bonne vieille capitale française en créant TAFMAG.