LITTÉRATURE // Quand l’écriture se met en musique : découvrez 4 nouvelles inédites de Kateel inspirées par l’EP d’Aglaska

En février dernier, Aglaska sortait son EP Imaginaires de la catastrophe. Pour la rubrique littéraire de ce mois d’avril, l’auteure Kateel raconte ces imaginaires, en 4 chapitres, chacun inspirés des morceaux de l’EP : Eole, Pondikonissi, Kawasaki et enfin Orion.  Avec ses mélodies douces et aériennes, Aglaska nous transporte dans son monde, dans ses rêves et ses idéaux. Ce sont les imaginaires. Les instruments hachent alors les mots et viennent se poser sur la voix, parfois hors du rythme, comme pour la ramener à la réalité. Découvrez une histoire en 4 actes.

 

 

Un narrateur à l’inconscient « catastrophé »

Grâce à des allitérations bien pensées et des métaphores par milliers, l’auteure retrace le périple d’un narrateur anonyme qui évoque ses rêves lors d’une séance de psychothérapie. En quête d’identité, l’univers d’Aglaska l’aidera à se retrouver, de par l’utilisation de la couleur, des mots, et des éléments naturels qui l’entourent.

Dans le premier chapitre, le narrateur évoque le vent. Des allitérations en « s » introduisent cette puissance silencieuse et incontrôlable. C’est Eole. Le deuxième chapitre parle de Pondikonissi, cette petite île Grecque entourée de mer qui l’emporte loin, jusqu’à l’emprisonner. Au moment de passer au troisième chapitre, Kawasaki le fait revenir sur terre, et plus particulièrement pour la parcourir à moto. Enfin, Orion l’ancre dans la réalité. Il est de retour dans le bureau du psy, confronté à sa « folie ». Adieu les imaginaires, le narrateur a fini son périple onirique.

 

Quatre personnages imaginaires

Eole, Pondikonissi, Kawasaki et Orion deviennent donc des personnages à part entière, présents dans l’inconscient du narrateur. Ils peuvent prendre la forme d’une femme, du vent, de la mer ou de la terre. Un refrain vient ponctuer chaque changement de personnage : « Mes pieds touchent le sol, je ferme la porte sans la brusquer et ma main glisse le long de la vieille rampe en bois lisse. »

Avec les mots de Kateel ainsi que les illustrations de Léopoldine Siaud qui viendront parfaire l’univers d’Aglaska dès la semaine prochaine, la musique du groupe prend une autre forme, visuelle. Grâce à différentes figures de style et notamment à l’utilisation des couleurs, le narrateur ponctue ses chapitres. Un coup du « velours vert et rappé », puis « une odyssée bleue et blanche », qui introduit un « asphalte noir » pour enfin présenter « un ciel trop noir » se transformant en « petites pépites d’or ». D’un univers froid, on avance pas à pas dans celui des strass et des paillettes, pour atterrir dans un monde invitant et rassurant.

Alors fermez les yeux, et préparez vous pour une introspection en quatre temps : découvrez ici la première nouvelle de Kateel

 

Nina Lecourt
Aglaska // FacebookSoundcloud

 

About The Author: Nina Lecourt

Ma grande passion : le cinéma, la musique et tous les plus grands acteurs culturels qui font la richesse de notre société 3.0. J'ai traversé la Manche pour étudier le journalisme télévisuel avant de revenir vers ma France natale pour partager mes passions, mes coups de coeur mais surtout appliquer le crédo de Hemingway: "Paris est une fête".