ILLUSTRATION // Rentrée à l’italienne avec Alessandro Cripsta

Pour cette deuxième semaine en Italie, on retrouve Alessandro Cripsta. Oui son trait vous dit surement quelque chose, puisqu’il fait partie de la sélection du dernier noméro Tafmag, « Blue Hawaii ».

Né en 1990 dans une petite ville près de Côme dans le Nord de l’Italie, il fait d’abord des études en design graphique et direction artistique puis déménage à Londres pour se spécialiser en illustration. Aujourd’hui, Alessandro est de retour en Italie, à Milan. Il travaille principalement à la main et utilise pour ses dessins l’encre ou les marqueurs. Il colorise l’ensemble numériquement ou à l’acrylique.

Fortement inspiré par le dessinateur maître du noir et blanc Sergio Toppi et sa BD « Sharaz-De », il lui emprunte l’enchevêtrement des éléments et ses compositions denses, qui, dans le dessin d’Alessandro forment des rébus difficiles à déchiffrer.

 

Un archaïsme empreint de modernité

La nature est omniprésente dans les dessins de l’artiste, une force supérieure qui veille sur un univers entre surréalisme et métaphysique aux couleurs vives. Cette étrange atmosphère est accentuée par une iconographie inspirée du tarot et ses symboles, que le plasticien allie à celles des mythologies grecques et égyptiennes. Les symboles utilisés par Alessandro n’ont plus les mêmes significations aujourd’hui. Ils retrouvent une seconde vie dans la contemporanéité du dessinateur qui active de nouveaux sens. Espérons un jour que cette quête soit récompensée, puisque que jusqu’aujourd’hui Alessandro Cripsta ne nous livre, volontairement, que peu de clés de lecture à son extraordinaire univers.

 

 

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About The Author: Malina Cimino