HIGH FIVE // Les 5 livres pour être à la p(l)age cet été

Enfin les vacances ! Et qui dit vacances dit prendre le temps de lire des bons bouquins au bord de la piscine / sur la plage-dans-le-sable recherchant des sensations. Nous avons choisi pour vous les meilleurs compagnons pour un été littéraire réussi.

 

Une amie très chère d’Anton Disclafani

Contexte historique : Texas, années 1950. Joan Fortier, une grande, riche et belle blonde vit à plein gaz. Ses frasques innombrables défraient la chronique : les hommes la désirent, les femmes meurent de lui ressembler. Derrière l’extravagance assumée de cette femme se cache en réalité une personne tourmentée aux multiples facettes. Sa meilleure amie Cece Buchanan est la seule l’ayant véritablement compris. Dévouée corps et âme à Joan depuis leur plus tendre enfance et liée à elle par un secret inavouable, Cece l’épaule comme elle peut, acceptant de couvrir toutes ses excentricités au risque de mettre en péril son propre couple. Un roman qui vous tiendra en haleine les pieds dans l’eau.

→ DISCLAFANI Anton, Une amie très chère, Éditions Denoël, 2017, 448 pages, 15,99 €

 

Elles, les prostituées et nous de Sophie Bouillon

Ce livre est le prolongement personnel d’une enquête journalistique menée sur la prostitution. Après trois mois  passés entre l’Afrique du sud, la Suisse et la France à rencontrer et écouter les expériences de ces femmes et de leurs clients, Sophie Bouillon leur donne la parole. À travers de témoignages se révèlent différents parcours qui évoluent dans le temps. Comme une  » mise à mort progressive « ,  par ce livre nous devenons témoins des aléas du métier mais aussi des avis que les clients peuvent avoir sur la  » femme prostituée « . Elles, les prostituées et nous souffle comme un vent nouveau sur le voile qui obscurcit depuis toujours le quotidien des femmes prostituées.

→ BOUILLON Sophie, Elles, les prostituées et nous, Premier Parallèle, Paris, 2017, 120 pages, 14 €

 

La fille du van de Ludovic Ninet

Les éditions Serge Safran publient le premier livre de Ludovic Ninet, ancien rugbyman et journaliste sportif. Le Pitch : Pierre, ancien champion olympique de saut à la perche, homme aux rêves brisés rencontre Sonja, jeune femme à la chevelure de feu qui fuit son passé militaire cauchemardesque en Afghanistan. Sonja vagabonde : elle se déplace et dort dans son van. La rencontre a lieu dans le sud de la France, à Mèze dans l’Hérault. Elle se lie d’amitié avec Sabine grâce à qui elle se fait embaucher dans un supermarché et Abbes, tête brûlée au casier judiciaire rempli. Tous les quatre tentent de s’inventer ensemble ou individuellement un nouvel avenir, de Mèze à Balruc-les-bains en passant par Sète. Un roman qui sent le sud.

→ NINET Ludovic, La fille du van, Serge Safran éditeur, Paris, 2017, 208 pages, 17,90 €

 

A, a novel de Derek Beaulieu

« Mon cerveau est comme un magnétophone qui aurait une seule touche, pour effacer. » Pour les plus curieux, aventuriers ou paresseux, le livre de Derek Beaulieu A, a novel édité chez Jean Boite est votre roman de l’été. Traduction du roman éponyme d’Andy Warhol qui traite en partie de l’effacement, le concept même est appliqué au pied de la lettre puisque seule la ponctuation, les didascalies et les onomatopées subsistent du livre original. C’est l’air de l’été, la musicalité des mots énoncés dans un silence, une respiration, un changement de ton. Mais que les adeptes du verbe ne s’inquiètent pas : pour compléter ce poème de plusieurs centaines de pages Gilda Williams, critique d’art, nous éclaire à la fois sur le choix téméraire et judicieux de Derek Beaulieu et sur la conception du roman initial de Warhol.

→ BEAULIEU Derek, A, a novel, Jean Boite Éditions, Paris, 2017, 496 pages, 29 €

 

Tout ce dont je ne me souviens pas de Jonas Hassen Khemiri

Accident ou suicide ? C’est la question centrale de ce roman construit autour de la mort de Samuel. Un auteur anonyme, vague connaissance du défunt, décide de retracer ses derniers jours et mène sa propre enquête. Derrière les histoires de chacun, pour le moins absurdes et contradictoires commence à se dessiner un portrait en miroir brisé du jeune Samuel. Et cette personnalité qui s’en dégage révèle des histoires passionnantes d’amour et d’amitié. Khemiri nous livre à travers ce thriller émotionnel un panorama social singulier de la société suédoise contemporaine. Magnifiquement traduit par Marianne Segol.

→ HASSEN KHEMIRI, Jonas, Tout ce dont je ne me souviens pas, Actes Sud, Paris, 2017, 336 pages, 22,50 €

 

Romane Ricard

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