HIGH FIVE // Les 5 galeries qui bougent à l’Urban Art Fair

Cela fait longtemps que le street art ne court plus seulement les rues. Il s’est faufilé dans les galeries, a creusé son trou et s’impose aujourd’hui comme un art à part entière. Et comme tout art, il déchaîne les passions, éveille l’intérêt des collectionneurs et la curiosité des amateurs, au point d’avoir droit à sa foire pour lui tout seul. Pour sa deuxième édition, l’Urban Art Fair investira le Carreau du Temple du 20 au 23 avril et nous présentera la crème de la crème de l’art urbain.

Près de 28 galeries internationales seront présentes. Parmi elles, des galeries pointues ayant déjà fait parler d’elles l’année dernière, mais aussi de nouvelles découvertes, à la pointe des génies d’hier et de demain. Pour se repérer au milieu de cette déferlante d’images, TAFMAG a déniché 5 pépites, mettant à l’honneur des talents émergents et multiculturels, symboles de notre monde inspiré et bouillonnant.

 

Galerie Openspace – Paris

Cette galerie, axée sur la découverte par le plaisir, prend très à coeur son rôle de soutien et d’accompagnement des artistes. Gérée par les têtes pensantes du magazine Graffiti Art, elle présentera notamment Jan Kaláb, tchécoslovaque dont les bulles abstraites nous hypnotisent, l’argentin Franco Fasoli et ses corps en lutte permanente ou encore Eric Lacan, dont les vanités sensuelles oscillent entre la poésie et l’art funèbre.

Jan Kalàb, Nicolet, 127 x 130 cm, acrylic on canvas ©Jan Kalàb

 

Galerie Mathgoth – Paris

Acteur incontournable de l’art urbain, la galerie Mathgoth s’est entre autres fait connaître en tant qu’organisateur de fresques gigantesques en partenariat avec les élus locaux. Cette volonté de réhabiliter l’espace en y intégrant de l’art représente une nouvelle façon de penser la ville. Parmi la sélection d’artistes présentés, il sera notamment possible de voir les portraits injectés de couleurs de l’anglais David Walker, mais aussi découvrir Mademoiselle Maurice dont les origamis composent des fresques vitaminées qui envahissent l’espace comme des millions de pixels.

David Walker, Lena Pose 1, 2014, Spray Paint on Canvas ©David Walker

 

♦ Pretty Portal – Düsseldorf

Pourquoi considérer le street art comme du vandalisme alors que nous sommes sans cesse assaillis par des images publicitaires ? Qui est le vrai vandale ? C’est autour de cette question que s’est construite la philosophie de cette galerie allemande en présentant Chazme, peintre polonais qui recouvre les murs de ses labyrinthes urbains, Fin Dac un irlandais qui s’entoure de geishas des temps modernes et le couple franco-autrichien Jana & JS dont les corps intimistes se nichent dans les recoins les plus improbables de la ville.

♦ Artistik Rézo – Paris

L’association culturelle Artistik Rézo ayant récemment ouvert une galerie entièrement dédiée à l’art urbain poursuit sa mission : rendre la culture accessible à tous. L’Urban Art Fair sera l’occasion de découvrir – ou re-découvrir – les monstres étranges et colorés de Bault, le bestiaire touffu du collectif Monkey Bird. Un casting éclectique qui révèle surtout les formes et les univers multiples qui composent l’art urbain d’aujourd’hui.

Bault, Monstre, ©Bault

 

Galerie Géraldine Zberro – Paris

Toujours dans l’idée d’un art aux formes multiples, la Galerie Géraldine Zberro rend un véritable hommage à l’art urbain, à travers ceux qui l’ont vu grandir et ceux qui le renouvellent sans cesse. Elle présentera des artistes très différents, notamment l’anonyme Stikki Peaches qui vandalise l’imaginaire collectif en recouvrant les icônes de la société de consommation de graffiti ou Seth, ce globe-trotteur qui peint des enfants aspirés dans un univers où le merveilleux et l’inquiétant se rejoignent.

©Stikki Peaches

 

Mais ce n’est pas tout ! L’Urban Art Fair s’enrichit cette année d’une série de projections de films, d’une exposition inédite, The Covers Collection qui retracera les œuvres emblématiques ayant marqué l’histoire de l’art urbain mais aussi d’un parcours intitulé Cannot be Bo(a)rdered à l’Espace Commines qui exposera des skateboards bariolés par des artistes du monde entier. Un programme riche, idéal pour qui souhaite explorer les profondeurs de cet art multiple et exploitable à l’infini.

Diane Micouleau

 

LE CARREAU DU TEMPLE
4, Rue Eugene Spuller, Paris 3e
20-23 avril 2017
www.urbanartfair.com

 

à propos de l'auteur Diane Micouleau