ARTS // JOSEPHINE BUTCHER : LE ROSE QUI APAISE

« Oh la la, la vie en rose », cette phrase de Souchon pourrait servir de légendes aux peintures de Josephine Butcher. Cette jeune artiste anglaise s’est mise à la peinture il y a peu et crée des tableaux utopiques entre paysages surréalistes et intérieurs design, où le rose domine. Ce rose qui séduit nos yeux, ce rose qui l’a guérie. Une preuve de plus, pour ceux qui en doutaient encore, que l’art sauve et permet d’inventer de nouveaux mondes. 


 

  • ART THÉRAPIE

Josephine ne le cache pas, elle a connu une longue période de dépression et c’est l’art qui l’a aidée. Ses tableaux si colorés sont le fruit de son rétablissement. Dans ces derniers, elle s’invente une vie meilleure, elle fabrique des paysages plus beaux. Elle s’inspire des centaines d’images parfaites que l’on voit tous les jours sur les réseaux sociaux, certes un peu fausses, mais si dépaysantes par leur esthétique visuelle sans défaut. Elle enregistre toutes ces images dans sa tête pour les coucher ensuite à l’aide de peinture acrylique sur des toiles ou même sur du contre-plaqué et les rassembler dans une nouvelle réalité, augmentée et embellie. Elle qui a vécu en Angleterre voulait aussi s’évader en images de la pluie et se tourner vers la couleur rose, sa préférée, pleine de chaleur.

Ces tableaux sont des mélanges un peu absurdes et surréalistes de villas rêvées, d’intérieurs imaginaires, des collines roses et de blocs de couleurs franches qui rappellent le Sud et le désert. On se croirait parfois dans un tableau de Dalí. On peut même y croiser des meubles de designers, comme un fauteuil de Le Corbusier, posé là. Son style réunit des clins d’œil et des créations utopiques.

Josephine veut transmettre à son public sa tranquillité retrouvée, lui offrir un « sanctuaire paisible » où s’évader. Elle choisit pour cela majoritairement le rose, comme pour se bâtir une vie plus belle en infrarouge. Le rose, cette couleur reconnue pour son impact positif sur la santé mentale, notamment utilisée dans certaines prisons pour calmer les prisonniers, comme l’a immortalisé la photographe Angélique Stehli sans sa série « Pink Cells ».

La jeune peintre se décrit comme une débutante, mais pourtant, l’art l’a guérie et à son tour par son art, elle nous procure une jolie thérapie artistique.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               JOSEPHINE BUTCHER              → Site        → Instagram

About The Author: Juliette Mantelet