Genevieve Chua : Une beauté sauvage à Singapour

C’est depuis Singapour que nous vous présentons Genevieve Chua, artiste-peintre abstrait née en 1984 dans la cité-État. Si au départ Genevieve imaginait qu’être artiste signifiait travailler dans l’isolement, elle comprend aujourd’hui comment l’art permet de créer des relations humaines. Car c’est par le spectateur que les retours se font et que les réactions s’interprètent. Découverte d’un art tout en subtilité et en émotion.

Dichotomie d’une nature sauvage

Genevieve Chua travaille différents types de supports : la toile (ronde ou rectangulaire), la photographie, la vidéo ou encore l’installation. C’est son travail de peintre qui nous a intrigué et notamment sa série de tableaux « Edge Control« .

Par des formes abstraites faites de noir et de blanc, des contrastes apparents évoquent les fondamentaux de la ville singapourienne. On entend que pour ses habitants, Singapour est faite d’un milliers de paradoxes qu’on ne questionne plus tellement. Dans« Edge Control », une émotion à la fois brutale, lancinante et doucereuse se fait vivante. On y voit là un méli-mélo de sentiments savamment extériorisés.

Dans son oeuvre globale, Genevieve interprète une nature sauvage qui détonne et surprend dès lors que l’on se rappelle de la vie turbulente que mène une ville comme Singapour, perchée sur ses buildings vertigineux et ses HDB. On comprend que la dichotomie permanente de la ville se retrouve dans le travail de Genevieve, tout en contrastes et en paradoxes. Les lignes peinent à se retrouver, les formes désespèrent de pourvoir un jour s’imbriquer.

Entre Singapour et Londres – où l’artiste vit aujourd’hui -, le travail de Genevieve s’organise comme une chorégraphie : ses expositions se vivent et se ressentent ; les pièces bougent et s’animent. On la voit, là, devant, la beauté d’un art viscéral.

 

 

Site : http://www.genevievechua.com/

Instagram : https://www.instagram.com/shapes_things/

About The Author: Pauline Guillonneau

Après avoir travaillé en télé, en radio et en presse écrite à Paris, Londres et Sydney, j'ai finalement opté pour la presse web dans cette bonne vieille capitale française en créant TAFMAG.